Les années 1960

Richard intègre la Manécanterie des petits chanteurs de la Cathédrale de Bordeaux sous la direction du Père Berchten, maître de chant, de 1962 à 1968.
Pendant toutes ces années, il y chante des œuvres de musique classique sacrée avec deux moments forts :
- une apparition remarquée en soliste dans l’oratorio d’Arthur Honegger « Jeanne d’Arc au bûcher » avec les solistes de l’ORTF, recréé lors du festival du Mai Musical en 1963,
- et une intervention chantée auprès du Pape Jean XXIII à la Cathédrale Notre-Dame de Paris la même année.
Les années 1970

Il rentre en classe de chant au Conservatoire de Bordeaux d’abord avec René Coulon, puis ensuite avec Monique de Pondeau, ainsi qu’en classe d’art lyrique avec André Dran pour l’étude des rôles d’opéra et d’opérette.
D’autres professeurs (Simone Marty, Alain Housset) vont jouer un rôle important dans sa formation artistique.

Richard sympathise avec certains de ses condisciples, qui seront promis à de belles grandes carrières : Philippe Fargues, Gérard Garino, Patricia Jumelle, Véronique Rapin, Florence Roussilhe…

Richard, en parallèle à sa formation au conservatoire, intègre l’Ensemble Polyphonique de Bordeaux, dans lequel, triées sur le volet, 16 voix solistes interprètent un répertoire éclectique de musiques chorales du XXe siècle sous la direction de Jean Claude Oudot.
Les années 1980

Richard chante et danse dans la revue du Moulin Rouge « Frénésie » avec la célèbre brésilienne Watusi : environ 2.000 spectacles avec 22 changements de costume chaque soir pour 4 millions de spectateurs venus du monde entier.

Ce sera l’occasion de se retrouver sur scène avec Elysabeth Forgo, son amie comédienne, chanteuse et danseuse de toujours.
C’est aussi une chance incroyable de travailler sous la direction de Roland Léonar, l’ancien « boy » de Mistinguett 50 ans plus tôt sur la même scène, et devenu entre-temps le directeur du Moulin Rouge. Ce dernier encourage Richard à se diriger vers une carrière de chanteur plus « moderne ».

En 1984, Richard, sous le pseudonyme d’Angel Cross, chante en duo avec Annie Lennox dans l’album de Eurythmics « Be Yourself Tonight« .
La chanson « Must be Talking to an Angel » lui permet de faire entendre sa voix d’ange.

Par contre, malheureusement trop occupé pour répondre à l’invitation d’Annie Lennox à participer au tournage du clip à Los Angeles, sa voix prendra l’apparence d’un comédien américain dont le physique ne lui correspond pas du tout !

En 1985, à l’issue d’une audition fortuite, le compositeur suisse Henri-Michel Raschlé lui propose le rôle éponyme de son nouvel opéra rock, « Nostradamus ».
Ce sera l’opportunité d’enregistrer un album avec la grande chanteuse de jazz américaine La Velle et de jouer le spectacle pendant plusieurs semaines au Casino de Paris.

La voix de Richard étonne dans plusieurs pays particulièrement avec le titre « Fantasme« dans lequel il montre des capacités vocales très étendues du grave à l’aigu.
Les années 1990

Jean-Michel Jarre l’invite à chanter avec sa voix de contre-alto dans son spectacle « Concert pour la tolérance« organisé sous la Tour Eiffel le 14 juillet 1995 devant 1.200.000 spectateurs, avec la participation des Chœurs de l’armée française et de la Patrouille de France.
Richard garde un souvenir très intense de cette prestation faite devant une marée humaine tellement grande qui s’étendait jusqu’à l’École Militaire.
Il reste l’un des rares artistes à avoir chanté devant un public si nombreux, et à cette occasion, devient l’un des premiers chanteurs à utiliser sur scène le dispositif des retours intra-auriculaires, qui va devenir par la suite une pratique standard.
La suite bientôt…
